F.A.Q

Qu’est-ce que Kwasizabantu et quel est son ministère ?
Kwasizabantu est d’abord une œuvre missionnaire. Notre premier appel est de propager l’Evangile. Existant depuis quatre décennies, KSB fonctionne effectivement aussi comme une église. En d’autres termes, là où la Parole est prêchée, les sacrements administrés, la discipline de l’église exercée, là existe une église. Nous sommes chrétiens évangéliques quant à la doctrine et nous sommes en communion avec tous les enfants de Dieu qui s’identifient aux doctrines de base de la foi chrétienne. Kwasizabantu n’implante pas réellement des églises et les gens qui se convertissent et trouvent de l’aide grâce à la mission sont renvoyés dans leurs propres églises s’ils en ont une. S’ils se sentent conduits par Dieu à rester en communion avec Kwasizabantu, et ils ne sont jamais poussés à le faire, ils sont les bienvenus s’il existe une église locale de la Mission dans leur région.
Nous rejetons catégoriquement l’idée sectaire caractéristique prétendant que le salut se trouve dans une église particulière ou grâce à une doctrine spécifique.

KSB croit-elle en une révélation extra-biblique ?
Bien que nous croyions que Dieu peut agir par des moyens miraculeux, s’il le désire, la Parole de Dieu demeure l’autorité suprême et UNIQUE pour établir la vérité et trouver la volonté de Dieu. Nous ne nous identifions à aucune révélation extra-biblique puisque l’Ecriture est complète et rien ne peut lui être ajouté. Tout songe, toute vision, etc. doit être jugé par la Parole de Dieu. Aucun chrétien ne devrait se sentir pressé d’agir d’après un « message » dont quelqu’un d’autre prétend qu’il vient du Saint Esprit. Chaque croyant est redevable à Dieu et doit regarder à Dieu seul concernant sa volonté. Kwasizabantu est généralement assez prudent face aux affirmations de groupes radicaux qui reçoivent des « révélations spéciales ».

Quelle est votre position sur les sujets comme l’avortement ?
L’avortement doit être totalement rejeté sur la base de sa contradiction directe avec le commandement explicite de Dieu : « Tu ne tueras pas ». Nous rejetons également inconditionnellement toute forme de violence contre les centres d’avortement et contre ceux qui pratiquent des avortements. Nous croyons que les personnes qui pratiquent les avortements encouragent le meurtre mais aussi que l’Eglise et les chrétiens à titre individuel n’ont aucun droit « d’exécuter le jugement de Dieu ».

Arrangez-vous les mariages ?
Certainement pas ! Aucun pasteur ou responsable chrétien n’a le droit d’arranger des mariages. Un couple peut bénéficier du conseil pastoral mais la volonté de Dieu à son égard ne doit jamais lui être dictée.

Kwasizabantu fait-elle preuve d’exclusivisme ?
Non seulement Kwasizabantu, mais aucune église n’a le droit de proclamer détenir la vérité. Le Seigneur connaît son peuple au milieu d’une multitude de dénominations et de mouvements d’églises. Nous rejetons la prétention sectaire selon laquelle le salut se trouve au sein d’une église particulière. Nous nous dissocions également du sectarisme (auquel Paul se réfère dans Galates 5 v 20), qui peut même être présent à l’intérieur d’une dénomination.

Quelle est votre opinion envers le gouvernement, la politique, etc. ?
Il existera toujours des tensions entre l’Eglise de Jésus-Christ et les royaumes de ce monde. S’il n’y a pas de tension, alors c’est soit parce que le gouvernement est entièrement chrétien soit parce que l’église a été totalement absorbée par l’état. La tension entre les deux royaumes est normale mais ne devrait pas être exacerbée par un comportement provocateur de l’église ou de l’état. Le gouvernement est institué par Dieu (les bons gouvernements comme les mauvais) et devrait être respecté autant qu’il est possible (Romains 13). L’insurrection et la révolution ne font pas partie de la mission de l’église et les chrétiens ne devraient jamais participer à ces mouvements qui cherchent à renverser le gouvernement, ni les soutenir.
D’un autre côté, l’Eglise ne devrait pas s’isoler volontairement et se retirer de toutes les affaires du monde, et provoquer la critique qu’elle est « tellement occupée aux choses célestes qu’elle ne sert à rien sur la terre ».
Les chrétiens doivent être réellement engagés dans tous les domaines de la société (sans se compromettre avec les choses du monde) et ils doivent remplir leur rôle de « lumière du monde et sel de la terre ».

Qu’en est-il des responsables chrétiens ?
D’après la Bible, la direction d’une église doit résulter de l’autorité spirituelle et du commun accord de cette église ou de cette organisation. Des personnes spirituelles choisiront des responsables spirituels. C’est une tragédie moderne que les qualifications académiques aient pris le pas sur l’autorité spirituelle, dans de nombreuses églises. Ceci provoque l’anéantissement du pouvoir de Dieu et une chute vers une inefficacité prouvée en ce qui concerne les affaires du royaume de Dieu. Le véritable responsable travaillera toujours avec les autres et ne deviendra pas un solitaire qui dicte ses volontés au troupeau. Un responsable qui recherche sa propre gloire tentera de réduire toutes les prises de décisions à son opinion personnelle. Ceci fera sortir l’église du droit chemin et amènera à une impuissance et à une absence de fruit toujours plus grandes.

Et au sujet de Noël ?
Beaucoup de chrétiens sont très sensibles à la possibilité que le fait de célébrer Noël puisse constituer une reconnaissance ou même un culte interdit aux divinités étrangères. Oui, il existe sans aucun doute des origines païennes à la fête de Noël et à certaines des traditions qui l’entourent. Cependant, ceci n’est tout de même pas une raison pour les croyants de boycotter Noël. Si c’était le cas il y aurait alors beaucoup d’autres choses à éviter de la même manière. Par exemple, les chrétiens devraient éviter de mentionner certains jours de la semaine. Le mot samedi est historiquement en relation avec l’adoration de Saturne, et lundi avec l’adoration de la lune. Au lieu de le boycotter les chrétiens devraient utiliser cette occasion pour célébrer Noël en témoignant du plus grand événement de l’histoire, la naissance de notre Seigneur Jésus-Christ, venu pour enlever les péchés du monde. Les chrétiens ne doivent pas se laisser prendre au jeu d’une célébration de Noël comme le monde pécheur le fait, avec son matérialisme, ses beuveries et ses divertissements (pour plus d’informations lire « Qualms about Christmas »)

Quelle version de la Bible ?
Ces trente dernières années, de nombreuses versions de la Bible ont été proposées au public de nos églises. Bien souvent, ces versions ont provoqué des réactions parmi les chrétiens, et malheureusement des divisions sont apparues.
Notre Mission apprécie chaque version pour ce qu’elle est, la Bible Segond étant la plus couramment utilisée. On peut prendre l’exemple de la Bible du Semeur : si d’un côté on peut regretter certains néologismes qui altèrent l’impact des Ecritures, de l’autre on peut se réjouir que des éditeurs ont rendu le texte biblique plus facilement accessible et compréhensible dans notre langue.
En fait, les chrétiens devraient être reconnaissants de pouvoir étudier la Parole de Dieu et d’avoir à disposition ces diverses traductions. Différents aspects de la vérité sont donnés par les différentes traductions et les différentes versions linguistiques. C’est un privilège et non pas une menace. Chaque croyant doit décider pour lui-même quelle version utiliser comme Bible personnelle ; surtout que personne ne condamne celui qui utilise d’autres traductions.
 (concernant l’Ecriture, voir la Confession de foi de Kwasizabantu)

Comment le réveil arrive-t-il ?
Le réveil est la présence spéciale de Dieu au milieu de son peuple. Personne ne peut forcer le réveil à arriver puisque c’est un acte de Dieu, non pas une organisation humaine. Ceci n’exclut pas le fait que l’obéissance à la Parole de Dieu a pour conséquence la bénédiction de Dieu et sa présence.
Le réveil au sens géographique (lorsqu’une région entière est touchée) est une œuvre de Dieu qui se manifeste selon sa volonté. Et cependant le réveil au niveau de l’individu devrait être l’état normal de tout croyant. Les miracles, les guérisons et les autres manifestations surnaturelles se produisent dans un réveil mais ne constituent pas la preuve de l’authenticité de celui-ci. (voir Jonathan Edwards : Distinguishing marks of a work of the Spirit of God )